Perdre son emploi. Subir une restructuration. Voir son métier évoluer. Sentir son secteur devenir plus fragile. Se retrouver confronté à une situation professionnelle que l’on n’a pas choisie…
Parfois, nous décidons de changer.
Et parfois, c’est le changement qui vient nous chercher.
Lorsqu’il s’impose, notre premier réflexe est souvent de vouloir retrouver rapidement de la sécurité : un emploi, un salaire, des repères, une situation connue.
Et c’est parfaitement compréhensible.
Mais au milieu de cette période d’incertitude, une autre question peut doucement apparaître :
Et si je profitais de ce moment pour réfléchir à ce que je veux vraiment pour la suite ?
Un bilan de compétences… oui, mais dans quel état d’esprit ?
Le bilan de compétences peut être une formidable occasion de faire le point sur son parcours, ses compétences, ses aspirations et les possibilités qui s’offrent à nous.
Mais une question me paraît essentielle :
Dans quelle énergie êtes-vous lorsque vous réalisez ce bilan ?
Est-ce dans la peur de ne pas retrouver de travail ?
Dans l’urgence de rebondir ?
Avec une confiance en vous fragilisée par ce qui vient de vous arriver ?
Ou êtes-vous déjà dans une dynamique différente, avec l’envie de vous redécouvrir, d'explorer et de vous autoriser à imaginer autre chose ?
Je me suis moi-même retrouvée dans ces deux situations.
À la suite d’un licenciement économique, j’ai réalisé un premier bilan de compétences. À cette période, ma confiance en moi était fortement ébranlée. Je doutais de ma valeur et de mes capacités.
Sans grande surprise, les possibilités envisagées sont restées très proches du métier que j’exerçais déjà.
Quelques années plus tard, j’ai réalisé un deuxième bilan.
Cette fois, quelque chose avait changé.
J’avais davantage confiance en moi et surtout, j’avais envie d’autre chose.
Ce bilan a fait émerger des possibilités beaucoup plus proches de mes aspirations et de ce qui avait du sens pour moi.
Une révélation.
Enfin, je pouvais entrevoir une autre voie.
Et pourtant…
Savoir ce que l'on veut ne signifie pas que l'on va oser
Après ce deuxième bilan, je savais qu’une autre direction était possible.
Mais je n’ai pas bougé.
Je suis retournée dans mon quotidien. Les semaines, puis les mois ont passé.
Pas d’opportunité particulière.
Pas de changement.
Pas de premier pas réellement posé.
J’avais obtenu des réponses… mais je me retrouvais seule avec elles.
Et c’est une réalité que vivent de nombreuses personnes après un bilan de compétences.
Vous avez peut-être identifié un métier qui vous attire, une formation, un projet ou simplement une autre manière d’envisager votre vie professionnelle.
Sur le papier, cela paraît enthousiasmant.
Puis arrivent les questions :
Est-ce vraiment raisonnable ?
Et si je me trompais ?
Est-ce que j'en suis capable ?
Comment vais-je assurer financièrement ?
Que vont penser les autres ?
Et par où commencer ?
Alors, progressivement, l’élan peut retomber.
Non pas parce que votre envie n’était pas réelle, mais parce qu’entre comprendre ce que l’on souhaite et s’autoriser à le vivre, il existe parfois tout un chemin.
Ce n'est peut-être pas votre projet qui manque de clarté
Lorsque nous n'avançons pas, nous cherchons souvent encore davantage de réponses.
Un autre test.
Une nouvelle formation.
Des recherches supplémentaires.
Un nouveau plan.
Pourtant, ce n’est pas toujours la direction qui pose problème.
Ce qui empêche d’avancer peut se trouver ailleurs : la peur de perdre sa sécurité, le manque de confiance, certaines croyances, la peur du regard des autres, le sentiment de ne pas être légitime, ou encore l’impression qu’il faudrait tout bouleverser pour changer quelque chose.
Et si la vraie question devenait :
« Qu'est-ce qui m'empêche aujourd'hui de faire un premier pas vers ce que je sais pourtant important pour moi ? »
Changer ne signifie pas forcément tout quitter
Il existe parfois une représentation très radicale du changement professionnel : démissionner, changer de métier, reprendre de longues études, déménager, créer son entreprise…
Mais le changement peut commencer beaucoup plus doucement.
Explorer une piste.
Rencontrer quelqu’un qui exerce le métier qui vous attire.
Identifier une formation.
Faire évoluer votre poste actuel.
Poser une limite devenue nécessaire.
Tester une activité en parallèle.
Retrouver confiance dans vos compétences.
Vous autoriser simplement à regarder ailleurs.
Un changement profond commence parfois par un tout petit mouvement.
L’important n’est pas d’aller vite.
C’est de commencer à avancer dans une direction qui vous ressemble davantage.
Quand le changement subi devient une occasion de faire le point
Une perte d’emploi ou une période d’instabilité professionnelle reste une épreuve. Il ne s’agit pas de la transformer artificiellement en « opportunité ».
Mais elle peut ouvrir un espace que nous ne nous serions peut-être jamais accordé autrement.
Un espace pour se demander :
Est-ce que je veux réellement retrouver exactement ce que j’avais avant ?
Qu'est-ce que je ne veux plus vivre professionnellement ?
Qu'est-ce qui compte davantage pour moi aujourd'hui ?
Qu'est-ce que cette période vient questionner dans ma manière de travailler et de vivre ?
Et surtout :
Si je savais que je n'avais pas besoin de tout changer demain, quel serait le premier pas que j'oserais faire aujourd'hui ?
Comprendre, débloquer, puis avancer
C’est aussi pour cela que j’ai fait évoluer ma manière d’accompagner les personnes en période de transition.
Parce qu’une réflexion professionnelle ne se résume pas toujours à trouver « quel métier est fait pour moi ? »
Il peut être nécessaire de mieux comprendre qui l’on est et ce qui nous anime, mais aussi d’accueillir ce que la situation vient réveiller : les peurs, les doutes, la perte de confiance ou les blocages qui empêchent d’avancer.
Puis vient le temps de remettre du mouvement : clarifier un objectif, identifier des possibilités réalistes et transformer progressivement une envie en actions concrètes.
C’est cette complémentarité que je propose aujourd’hui à travers la psychothérapie Gestalt, la Numérologie Stratégique® et le coaching.
Non pas pour vous dire quelle direction prendre.
Mais pour vous aider à comprendre ce qui se joue, retrouver vos propres repères et oser avancer vers ce qui a du sens pour vous.
Parce qu’après un bilan, une prise de conscience ou un changement professionnel subi, la question n’est peut-être plus seulement :
« Qu'est-ce que je pourrais faire ? »
Mais :
« Maintenant que je sais ce que je veux davantage… qu'est-ce qui m'empêche encore d'y aller ? »